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Sortis quelques petites années après mai 68, le livre “Libres enfants de Summerhill” de A.S. Neill fit fureur car il suivait cette vague de contestation des institution établies en proposant une nouvelle forme d’éducation allant à l’opposé de tout ce qui se faisait traditionnellement au cours du siècle.
Neill est le directeur de l’école de Summerhill, il en est le directeur, le terrain lui appartient, c’est ça propriété privé, il y vit avec sa femme, ses enfants, et les élèves qui sont en internat. Summerhill est une école ouverte au début des années 20, Neill fait donc une rétrospective du fonctionnement de cette école un peu “révolutionnaire” (il n’y a pas de politique dans ce bouquin néanmoins) par ces codes différents des autres et par sa pédagogie.
En effet dans cette école, l’enfant à son propre destin en main, il fait tout ce qu’il désire. Il joue quand il en a envie, il va en cours si il veut, il peut même casser des objets, cela n’a pas énormément d’importance. L’enfant est considéré comme un égal d’un adulte, l’enfant a autant de droit que lui et l’enfant peut aussi décider pour l’école autant que les adultes car l’école possède une structure démocratique le self-governement (l’autogestion). Il me semble que enfant et adulte se rassemble une fois par semaine et prennent toutes les décisions relatives à l’école a ce moment là. Les élèves choisissent même les punitions à leurs camarades lorsque ceux ci ont des des conduites antisociale.
La pédagogie de Neill repose sur deux choses: premièrement le constat que les adultes sont une bande de névrosé (pas sûr que ce soit ce terme là d’utilisé, mais il veut dire que ce sont des sortes de malades mentaux mais tout de même étant dans une norme), tout cela parce qu’on a pas arrêté de leur couper l’herbe sous les pieds quand ils étaient petit. Leurs désirs étaient toujours interdit, refoulé. Neill est très attaché aux théories freudiennes et cela se sent à travers tout le bouquin. Il faut donc laisser l’enfant faire ce qu’il veut pour qu’il puisse épuiser toute sa charge de désir. Votre enfant à un certain âge veut s’amuser avec des excréments, laisser le faire, une fois l’envie passée il n’y touchera plus. Même chose pour ces pulsions violentes, laisser là s’exprimer, exprimer sa colère, il finira toujours par se calmer lorsqu’il aura épuisé son stock.
Deuxièmement, la croyance en la nature de l’enfant. Neill à laisser les enfants faire ce qu’ils veulent car il sait au plus profond de lui qu’un enfant ne veut pas faire le mal et que par conséquent un enfant libre (car il considère que les enfants qu’ils élèves sont des enfants vraiment libre, différents des autres des autres écoles) ne fera jamais le mal.
La pédagogie semble marcher, Neill explique qu’une fois rentré dans l’école l’enfant met en moyenne 3 mois pour commencer à aller en cours (ce que je comprends personnellement à mon entré à l’université, les cours ne commençant que fin septembre et les épreuves du bac s’étant finit mis juin, j’ai vécu ses trois mois qui à la fin, c’est vrai, devenait long). 3 mois selon Neill, c’est ce temps que va mettre l’enfant pour exprimer sa haine du milieu autoritaire dans lequel il vivait, mais pour aussi épuiser un certain nombre de désir et pourra être pleinement présent et attentif en cours. Mais le fait qu’un enfant s’amuse à ne pas venir en cours, à y revenir, à repartir etc. peut-être sanctionné lors des assemblées générales. Pour Neill le groupe passe avant l’individu, l’enfant sera sacrifié plutôt que de causer du retard aux autres enfants (qui seraient sacrifiés dans la décision inverse).
La sexualité pour Neill n’est pas un sujet tabou, il est un adepte de complexe d’oedipe et passe d’ailleurs un certains temps dans son bouquin à expliquer comment il résolu de tel conflit avec les enfants. L’école est mixte, et il explique tout les bienfaits que cela apporte. De plus il n’interdit nullement les relations amoureuses entre élèves. Mais un problème apparu un jour lorsque deux adolescents étaient devenu trop proche, Neill avait peur qu’ils passent à l’acte, et si un enfant venait à être conçu les parents des adolescents pourraient trainer l’école en justice et la fermer. Neil explique aussi que par ses méthodes l’école n’avait jamais créé d’homosexuel. Neill n’exprime aucun propo homophobe, mais il nous prouve d’une certaine manière que la sexualité est bien une création du milieu dans lequel on vit. Ce qui ne veut pas dire que l’homosexualité est un problème, mais il explique simplement que la façon dont fonctionne l’école n’en créé aucun (sans pour autant qu’on sache de A à Z pourquoi). Néanmoins, si l’école n’a fait aucun homosexuel dans les enfants qu’elle a acceuillit, Neill nous parle de relation homosexuel qu’auraient les enfants vers 11-12 ans (peut-être même jusqu’à 13). Personnellement, c’est une partie que j’ai trouvé étrange, Neill explique ces relations homosexuels chez les garçons et chez les filles de cet âge, mais moi même en ayant peu de relation social, je n’y ai pas vu l’ombre d’une attirance sexuel parmi les gestes qu’il décrivait. Cela est peut-être simplement du au code social de l’époque…
Parmi les défaut du bouquin, il y a une difficulté de dissocier la liberté de l’anarchie. Personnellement, je n’y suis pas arrivé, et Neill nous explique même que des parents viennent lui dire des choses comme “mon fils repeint les portes de la maison, je le laisse faire car il exprime sa créativité”, et là… il les engueule. Parfois on a l’impression que ça devient plus clair, mais on s’embrouille de nouveau.
Second soucis, le niveau intellectuel des élèves, non pas que celui ci soit catastrophique, mais comme le dit Neill, il n’a pas fait de génie, et ses élèves n’atteignent jamais de haute fonction. Néanmoins il dit que ses anciens élèves sont très apprécié à leur travail, qu’ils font preuve de beaucoup de concentration, de persévérance et de créativité (ce qui selon Neill manque beaucoup à notre société).
Bref, c’est un bouquin bien écris et très complet sur la pédagogie que Neill met en place dans son école. Mais à la lecture de celui ci, certaines personne travaillant ou voulant travailler dans le monde de l’éducation risque d’avoir un petit air de dégout, surtout si ils tombent d’accord avec ses idées. Il n’est pas très motivant de “savoir” que l’on va travailler pour la machine bureaucratique destiné à garder les citoyens sous contrôle.
Neill nous laisse au moins une chance de nous en sortir en nous disant au début du livre que sa méthode n’est pas forcément la meilleure et que l’on peut en trouver d’autres.
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