En ce moment je suis en train de lire un bouquin intéressant nommé “Les états non ordinaires de conscience” écris par Michel Nachez aux éditions Marabout. Le monsieur, passionné donc par les ENOCs, ces états non ordinaires de conscience qui sont par exemple le rêve lucide ou l’OBE voir la NDE, emploie un peu trop ce terme pour un peu tout ce qui touche à la vie à mon gout. A l’entendre on croirait que l’ENOC est quelque chose qui est partout et que plein de gens n’hésitent pas à utiliser sans s’en rendre compte.
Le bouquin parle pourtant beaucoup de choses “extraordinaires”, mais le terme “ENOC” est utilisé abusivement. Nachez donne l’impression que dès qu’il y a un comportement positif chez l’humain “c’est un ENOC”, je vais peut-être un peu trop loin en disant ça, mais n’empêche qu’il nous explique quand même qu’un poète entre souvent en ENOC pour faire ses poèmes, de même qu’un acteur entre en ENOC et devient le rôle qu’il joue… C’est abuser un peu trop pour moi car à ce compte tous les comportements humains pourrait être qualifié d’ENOC. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en écrivant un poème ou en faisant du théatre, les individus savent ce qu’ils font, ils peuvent s’arrêter dès qu’ils le souhaitent, il n’y a de plus rien d’extraordinaire dans ce que le poète et l’acteur fait. L’acteur joue un personnage et il a des heures d’entrainements derrière pour le jouer, mais jouer des personnages est quelque chose qui est pourtant commun à toutes la société, d’après les psychologues de l’enfant, ceux ci passent par un stade où leur activité principale consistera a imiter autrui, de même qu’arrivé à maturité ce petit jeu continue mais beaucoup moins fréquemment, comme par exemple quand on cherche à se moquer de quelqu’un ou à décrire une scène. De même que le poète va soit laisser écrire la première chose qui va lui venir à la tête, soit il va plancher des heures sur sa rime. Où est l’anormal ?
Je crois de plus que si on veut absolument faire rentrer ces comportement dans la catégorie ENOC, il faudrait en placer bien d’autre, des états de conscience anormaux voir douloureux et surtout suffisamment rare, il en existe des tas. Je peux citer par exemple la peur et la colère. Je crois chez lecteur que vous n’êtes pas en colère tous les jours et que même que ça ne doit pas vous arriver souvent. Oui parce que quand on est en colère, la température monte, et quand elle monte trop haut on peut agir sans réfléchir, faisant des actes que l’on peut souvent regretter après. Dans ces cas là l’homme n’a pas réfléchit suffisamment et il a agit selon une passion. Pourtant Nachez va considérer qu’il est en ECO (état de conscience ordinaire).
Comment faire alors ? Pour ma part depuis des années je considère qu’un ENOC se distingue de la conscience normal par les conditions physique du corps. Dans le rêve lucide, le voyage astral ou les EMI, le corps est “inconscient”, la conscience est considéré comme consciente quand elle a accès au corps, qu’elle peut le sentir ou le mouvoir. Ce qui n’est pas le cas des 3 ENOCs que je viens de citer. Un ENOC est pour moi un état de consciente qui fait qu’il y a action du sujet mais dans un contexte différent que celui de son corps physique, car on ne considère un individu conscient que si il peut nous répondre dans le monde physique, alors que par exemple dans un rêve lucide, le sujet se retrouve dans un monde onirique.
Il est d’ailleurs étonnant de mettre ENOCs au pluriel et pas ECO dans le bouquin de Nachez, car il y a bien pour moi plusieurs ECOs. On peut se poser la question de savoir si Nachez ne considère pas l’Homme comme une totalité avec un total libre arbitre. Pour moi cette conception de l’Homme est fausse, la Liberté nous ne l’avons pas. J’ai cité déjà deux cas de conscience spécifiques: la peur et la colère. Dans la colère nous pouvons exécuter des actes que nous regretterons par la suite, on sait qu’avec le recul nous ne les aurions pas fait. Dans la peur, nous avons un sentiment qui nous empêche d’agir à contre-courant, où est notre liberté de ne pas avoir peur à ce moment là ? Je ne nie pas que la Liberté existe quelque part, mais ce que je dis c’est que nous ne l’avons pas pour l’instant.
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