Underheaven


In the bus
avril 25, 2008, 7:53
Classé dans : Non classé

Un busLe bus, c’est parfois bien pour observer les gens et leur comportement. Dans le bus par exemple, quand je fais face au usager assis dans les sièges, la première pensée qui me vient à l’esprit c’est “des êtres qui souffrent”. Dans le bouddhisme il est dit que tous les êtres souffres. Dans le bus c’est la pensée qui me vient quand je vois les autres personnes, mais pourtant ce n’est pas la pensée qui me vient à l’esprit quand je regarde les gens dans leur voiture. Je sais pas, peut-être que ceux qui prennent les transports ont un moral plus bas. Faut dire aussi que ceux qui prennent les transports sont probablement ceux qui ont des revenus plus modestes et n’ont pas les moyens d’avoir un véhicule personnel. D’ailleurs cela se voit assez à la tête des gens dont une part importante est d’origine immigrée. Les immigrés ayant pour une grande partie moins de réussite socio-économiques que les autres

Dans le bus aussi, c’est le moment de voir les relations entre individus anonyme qui rentre en contact. Il est très rare que deux êtres qui ne se connaissent pas se mettent à parler. Une fois c’est arrivé, une fille originale et un peu bizarre avec une dame agée. Sinon la plupart du temps c’est anonyme-anonyme, si on peut se mettre tout seul, on se met tout seul, même si on est déjà installé à coté de quelqu’un. Sinon aussi il y a des ego-individualistes, rare, mais pas aussi rare que les gens qui rentrent en contact sans se connaitre. Les ego-individualistes se manifestent le plus souvent à la porte du bus, à un arrêt. Les personnes du bus cherchent à sortir du bus, et l’ego-individualiste va pousser à rentrer avant que les autres sortent. Ce qui créé une situation de conflit.

Sinon, on peut aussi observer dans le bus les tensions internes des personnes. Les gens vont parfois réagir violemment à des situations qui ne méritent pas de l’être. Ainsi dans un grand bus (ceux qui font le double de la taille normale) un jour une femme fait entrer son enfant par la seconde porte (dans ce bus là c’est autorisé, il y a 3 portes), mais elle fait tomber quelque chose devant le bus. Elle laisse l’enfant et ressort pour chercher ce qu’elle veut. La porte du bus se referme et le bus avance d’un ou deux mètre, il s’arrête devant les protestations sonores du petit et surtout des autres passagers. Le conducteur rouvre la porte et laisse la mère remonter. Alors un homme qui est à l’avant du bus commence à parler au conducteur, il le fait un peu sur le ton du discour. Le conducteur se défend, il ne l’avait pas vu. Mais l’homme continue, il parle de racisme (lui et la mère sont noirs), de la France de la honte, de Sarko… Je trouve sa réaction trop “sévère”, l’homme prend la porte qui se referme (et parfois dans les bus elles se referment automatiquement) sur la mère comme une attaque raciste. Où est l’intérêt du conducteur pour une telle attaque ? Il est évident que le conducteur n’avait pas fait attention, qu’il ne l’avait pas vu. La chose n’est pas pris telle qu’elle est par l’homme, mais telle que l’homme par l’ego, la totalité de ces expériences, la perçoit. Il voit le mal partout parce qu’il a vécu ce mal, il a vécu la discrimination. Il fait une généralisation d’une chose qui ne devrait pas l’être.

De même, la semaine dernière, dans un autre bus, celui ci s’arrêtait à un arrêt, faisait monter des personnes. Un homme qui voulait sortir demanda à ce qu’on ouvre la porte de derrière (puisqu’il faut sortir par cette porte). Le conducteur ne réagit pas, mais bien que le monde soit monté, le bus ne repart pas. L’homme reprend donc sa demande de manière un peu plus forte et sans mots de politesse. C’est alors qu’une femme handicapée moteur derrière lui commence à parler elle aussi d’une manière un peu forte “Il fait sortir la palette monsieur ! un peu de respect !” en effet la femme en fauteuil roulant était monté depuis le point de départ et avait certainement prévenu le conducteur qu’elle voulait descendre à cet arrêt, et la porte arrière ne peut s’ouvrir avant que la pallette qui lui permettra de descendre ne se mette en place.

Dans cette situation on remarquera la tension du monsieur qui cherche à sortir, il hausse le ton, il doit y avoir un mélange de peur et de colère. Il peut croire qu’il y a un mépris de ces libertés, mais aussi un mépris de lui même. Le rejet lui fait peur, le mépris le met en colère. Quant à la femme en fautueil roulant, le ton de sa voix elle aussi énervé, résulte d’une nom compréhension de la réalité vécu par l’homme. Elle s’énerve parce qu’elle croit que l’homme fait preuve d’irrespect envers le conducteur, ce qui n’est en fait pas le cas puisqu’il exprime en fait une tension interne lié à sa vision du monde, ou à la vision qu’il a de la vision des autres.

On le voit bien donc par ces exemples, les gens s’engueulent beaucoups pour rien. Et leurs engueulades résultent souvent d’une nom compréhension des états mentaux de l’autre et pour cause il est difficile de bien mettre derrière un ton de voix des sentiments et des expériences parce que les gens sont sous pressions, stressés, ils n’ont pas le temps d’interpréter ce qu’il y a derrière.


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