La semaine dernière, pour passer le temps - puisque je m’ennuyais - je mis la TV sur LCP (La Chaine Parlementaire), c’était l’heure d’un direct à l’Assemblée Nationale pour la séance de question au gouvernement. Le principe : les députés pose des questions aux différents ministres soit sur la situation générale du pays, soit sur des problèmes particulier. Pour les problèmes particulier, j’appris ainsi ce jour là que le RER B de Paris était découpé en 2 zones d’exploitations, l’une par la RATP et l’autre par la SNCF, et que cela donnait des problèmes techniques, notamment une perte du temps à cause du changement de conducteur.
Passons ce point mineur. Passons au plus intéressant. J’ai écouté attentivement les questions et les réponses des différents protagonistes. Et que découvre-t-on ? … ben que le débat est aussi plat à l’Assemblée Nationale que dans les débats politique “populaire” organisé à la télévision, ou simplement les déclarations qui passe au journal de 20h.
Prenons l’exemple d’un député de gauche qui mettait l’accent sur le mouvement lycéen actuel, sur la suppression des postes dans l’éducation nationale, sur la bétise qui était faite. Voilà par la suite le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, se lever et répondre… en opposant que des termes à d’autres termes. Je n’ai pas souvenir précis de quel mot il opposait à quel mot, mais ça donnait un truc genre “vous dites précarité, moi je dis modernité”. Ce qui est lamentable, plutot que de jouer sur la langue, le ministre aurait pu réaffirmer la logique, les arguments, mettre des chiffres.
Est venu aussi, ce moment où une députée UMP parlait à une ministre femme, je sais plus laquelle, MAM peut-être, mais j’ai oublié en fait. Celle ci pointait du doigt les (très) nombreuses niches fiscales dont les plus riches disposaient pour éviter de payer leurs impots et de participer à la vie fiscale collective (pour permettre à l’Etat d’être équilibré). Elle affirme alors, pour tout ces camarades députée et militant UMP, que ceux ci sont attachés à l’égalité des français devant la fiscalité. A ce moment là, chose rare dans l’hémicycle, comme ce fut souligné par le débat TV suivant, la gauche applaudit la députée de droite (mais la droite elle était resté assise, bien tranquille). La ministre se lève alors et se tourne vers la partie gauche de l’hémicycle (plutot que vers la personne qui lui a posé la question) et dénonce cette gauche qui a été au pouvoir pendant 5 ans et qui n’a pas attaqué le problème de ces niches. Ceci étant elle ne dit rien sur le fait qu’aujourd’hui ça fait presque 6 ans de suite que la droite est au pouvoir. Puis elle se retire sans même dire “on va s’occuper du problème”. Ca fait tellement caricaturale…
Bien sûr, il pourrait y avoir d’autres cas que je pourrais vous exposer, mais je n’en ai pas connaissance, je crois n’avoir vu que la fin de la séance de question au gouvernement, ça n’a pas durée longtemps. Mais je suis assez consterné devant le “travaille” des ministres qui répondent apparemment en évitant les questions de fond, et s’occupe plus de faire une belle rhétorique qu’autre chose.
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