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“Libres enfants de Summerhill” par A.S. Neill
février 17, 2008, 4:03
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Sortis quelques petites années après mai 68, le livre “Libres enfants de Summerhill” de A.S. Neill fit fureur car il suivait cette vague de contestation des institution établies en proposant une nouvelle forme d’éducation allant à l’opposé de tout ce qui se faisait traditionnellement au cours du siècle.
Neill est le directeur de l’école de Summerhill, il en est le directeur, le terrain lui appartient, c’est ça propriété privé, il y vit avec sa femme, ses enfants, et les élèves qui sont en internat. Summerhill est une école ouverte au début des années 20, Neill fait donc une rétrospective du fonctionnement de cette école un peu “révolutionnaire” (il n’y a pas de politique dans ce bouquin néanmoins) par ces codes différents des autres et par sa pédagogie.

En effet dans cette école, l’enfant à son propre destin en main, il fait tout ce qu’il désire. Il joue quand il en a envie, il va en cours si il veut, il peut même casser des objets, cela n’a pas énormément d’importance. L’enfant est considéré comme un égal d’un adulte, l’enfant a autant de droit que lui et l’enfant peut aussi décider pour l’école autant que les adultes car l’école possède une structure démocratique le self-governement (l’autogestion). Il me semble que enfant et adulte se rassemble une fois par semaine et prennent toutes les décisions relatives à l’école a ce moment là. Les élèves choisissent même les punitions à leurs camarades lorsque ceux ci ont des des conduites antisociale.
La pédagogie de Neill repose sur deux choses: premièrement le constat que les adultes sont une bande de névrosé (pas sûr que ce soit ce terme là d’utilisé, mais il veut dire que ce sont des sortes de malades mentaux mais tout de même étant dans une norme), tout cela parce qu’on a pas arrêté de leur couper l’herbe sous les pieds quand ils étaient petit. Leurs désirs étaient toujours interdit, refoulé. Neill est très attaché aux théories freudiennes et cela se sent à travers tout le bouquin. Il faut donc laisser l’enfant faire ce qu’il veut pour qu’il puisse épuiser toute sa charge de désir. Votre enfant à un certain âge veut s’amuser avec des excréments, laisser le faire, une fois l’envie passée il n’y touchera plus. Même chose pour ces pulsions violentes, laisser là s’exprimer, exprimer sa colère, il finira toujours par se calmer lorsqu’il aura épuisé son stock.
Deuxièmement, la croyance en la nature de l’enfant. Neill à laisser les enfants faire ce qu’ils veulent car il sait au plus profond de lui qu’un enfant ne veut pas faire le mal et que par conséquent un enfant libre (car il considère que les enfants qu’ils élèves sont des enfants vraiment libre, différents des autres des autres écoles) ne fera jamais le mal.
La pédagogie semble marcher, Neill explique qu’une fois rentré dans l’école l’enfant met en moyenne 3 mois pour commencer à aller en cours (ce que je comprends personnellement à mon entré à l’université, les cours ne commençant que fin septembre et les épreuves du bac s’étant finit mis juin, j’ai vécu ses trois mois qui à la fin, c’est vrai, devenait long). 3 mois selon Neill, c’est ce temps que va mettre l’enfant pour exprimer sa haine du milieu autoritaire dans lequel il vivait, mais pour aussi épuiser un certain nombre de désir et pourra être pleinement présent et attentif en cours. Mais le fait qu’un enfant s’amuse à ne pas venir en cours, à y revenir, à repartir etc. peut-être sanctionné lors des assemblées générales. Pour Neill le groupe passe avant l’individu, l’enfant sera sacrifié plutôt que de causer du retard aux autres enfants (qui seraient sacrifiés dans la décision inverse).
La sexualité pour Neill n’est pas un sujet tabou, il est un adepte de complexe d’oedipe et passe d’ailleurs un certains temps dans son bouquin à expliquer comment il résolu de tel conflit avec les enfants. L’école est mixte, et il explique tout les bienfaits que cela apporte. De plus il n’interdit nullement les relations amoureuses entre élèves. Mais un problème apparu un jour lorsque deux adolescents étaient devenu trop proche, Neill avait peur qu’ils passent à l’acte, et si un enfant venait à être conçu les parents des adolescents pourraient trainer l’école en justice et la fermer. Neil explique aussi que par ses méthodes l’école n’avait jamais créé d’homosexuel. Neill n’exprime aucun propo homophobe, mais il nous prouve d’une certaine manière que la sexualité est bien une création du milieu dans lequel on vit. Ce qui ne veut pas dire que l’homosexualité est un problème, mais il explique simplement que la façon dont fonctionne l’école n’en créé aucun (sans pour autant qu’on sache de A à Z pourquoi). Néanmoins, si l’école n’a fait aucun homosexuel dans les enfants qu’elle a acceuillit, Neill nous parle de relation homosexuel qu’auraient les enfants vers 11-12 ans (peut-être même jusqu’à 13). Personnellement, c’est une partie que j’ai trouvé étrange, Neill explique ces relations homosexuels chez les garçons et chez les filles de cet âge, mais moi même en ayant peu de relation social, je n’y ai pas vu l’ombre d’une attirance sexuel parmi les gestes qu’il décrivait. Cela est peut-être simplement du au code social de l’époque…
Parmi les défaut du bouquin, il y a une difficulté de dissocier la liberté de l’anarchie. Personnellement, je n’y suis pas arrivé, et Neill nous explique même que des parents viennent lui dire des choses comme “mon fils repeint les portes de la maison, je le laisse faire car il exprime sa créativité”, et là… il les engueule. Parfois on a l’impression que ça devient plus clair, mais on s’embrouille de nouveau.
Second soucis, le niveau intellectuel des élèves, non pas que celui ci soit catastrophique, mais comme le dit Neill, il n’a pas fait de génie, et ses élèves n’atteignent jamais de haute fonction. Néanmoins il dit que ses anciens élèves sont très apprécié à leur travail, qu’ils font preuve de beaucoup de concentration, de persévérance et de créativité (ce qui selon Neill manque beaucoup à notre société).

Bref, c’est un bouquin bien écris et très complet sur la pédagogie que Neill met en place dans son école. Mais à la lecture de celui ci, certaines personne travaillant ou voulant travailler dans le monde de l’éducation risque d’avoir un petit air de dégout, surtout si ils tombent d’accord avec ses idées. Il n’est pas très motivant de “savoir” que l’on va travailler pour la machine bureaucratique destiné à garder les citoyens sous contrôle.
Neill nous laisse au moins une chance de nous en sortir en nous disant au début du livre que sa méthode n’est pas forcément la meilleure et que l’on peut en trouver d’autres.



“Mon communisme” par Arlette Laguiller
février 5, 2008, 8:20
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Voilà un bouquin qui se fait rare (d’après les disponibilité de mon magasin de vente en ligne) et qui est pourtant très intéressant.

Sortis en 2002 on ne peut qu’imaginer que ce bouquin est sortis afin d’appuyer la candidature d’Arlette Laguiller et son programme lors de la présidentielle de la même année. Evident c’est bien le cas, mais si les deux sont en étroite corrélation le bouquin n’est cependant pas une présentation du programme d’Arlette. En fait on pourrait dire qu’il sert de présentation aux enjeux politiques du moment puisqu’il présente le bilan des politiques de gauches comme celle de droite.

On y étudie ainsi toutes les trahisons de la gauche qui voulait “changer la vie”, mais aussi toutes les contradictions menées dans la plupart et par la plupart des politiques. Ce qui est intéressant et profond car Arlette le fait en finesse avec chiffres ou citation de grand journal tel Le Monde.

Dans la seconde grande partie, après la première où elle y expose tous les problèmes liés au capitalisme, elle y expose les premières base des changements qu’il faudrait accomplir, les premiers pas vers le communisme qu’elle se refuse de définir. Elle nous présente ainsi (partiellement) son programme. Je trouve personnellement cette partie trop courte, ce n’est pas qu’il y a un manque de proposition, mais c’est plutot un manque de développement de celle ci.

Arlette Laguiller a appelé ce bouquin “Mon communisme” ou le “mon” sert d’opposition à la pensée dominante, celle des puissants, des bourgeois qui cherchent à démontrer par a - b que la société capitaliste est la seule possible en nous expliquant que le communisme a échoué. Arlette nous explique ici son communisme, avec ces conceptions. Communisme n’est qu’un mot, un mot n’est qu’un convention. On a appelé “communiste” les société des pays de l’est, d’URSS, de Chine, de Cuba etc. alors que l’idéal communiste du XIXe et du début XXe ne correspondait pas à ces société. Des gens tout le long du XXe se sont battut pour cette idéal tout en étant aveugle de la réalité de la situation à l’est. Arlette cherche donc à réhabilité le vrai communisme par ce bouquin. Et elle le fait très bien.



“Révolution ! 100 mots pour changer le monde” par Olivier Besancenot
janvier 26, 2008, 11:22
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Révolution ! - 100 mots pour changer le mondeVoilà un petit bouquin politique bien sympa et surtout bien léger pour ceux à qui la politique (et aussi un peu l’économie) leur prend la tête par la complexité des débats ou des concepts/terme. Ici Olivier Besancenot, porte parole presque emblématique de la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), a écris un bouquin accessible à tous et surtout organisé d’une manière à être lu facilement, à tout heure… et même dans l’ordre que l’on veut !
Ce livre est composé comme le titre l’indique de 100 mots… enfin plutot 100 termes développé chacun juste sur quelque pages. Ce qui rends chaque “mots” lisible rapidement, de s’arrêter, de reprendre plus tard. Cela peut-être pratique par exemple quand on prends les transport en commun et qu’on a pas trop envie de s’arrêter à 10 pages de la fin du chapitre. Ces mots sont classés par catégorie simple tel que “Notre histoire”, “l’économie”, “la politique”, “la société”. Olivier Besancenot met en lumière les points noir de la société d’un point de vue un peu marxiste mais en simplifié. Il remet au clair le point de vue de la LCR et le sien sur l’expérience “socialiste” en URSS et autres pays associé, en pointant les problèmes de ceux ci, ce qui a été mal fait, ce qui était inadmissible dans ces régimes.
En écrivant ce bouquin Olivier Besancenot ne cherche pas à écrire la forme de la prochaine société, il met juste le doigt sur les choses qu’on devrait changer, il donne une forme globale à définir plus en profondeur plus tard à ce qui devrait être pour mieux contrôler nos vies et vivre mieux.



Le “Manuel” d’Epictète
janvier 17, 2008, 7:04
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manuel.jpgVoilà un petit bouquin qui se lit en 1h et qui est la base principale de la morale de certains individus qui vénèrent se bouquin. J’eu envie moi même de découvrir ce bouquin à la morale libératrice.

Ce bouquin est au premier abord simple, composé de court paragraphe et sans mots compliqué, un enfant pourrait le lire assez facilement. La morale d’Epictète est une morale stoïcienne, il nous faut accepter ce qui arrive puisque nous ne pouvons pas changer ces choses. On nous explique qu’il ne faut nous attacher à rien, ne pas être passionné, éviter de sortir notre ego à tout bout de champs. C’est ainsi que viendra le bonheur. C’est très bien tout ça et je ne remets pas en cause ces principes libérateurs. Ils sont difficilement applicable dans notre société dominé par la concurrence le bonheur matériel et l’ego. Mais il peut être utile pour des personnes ayant une forte volonté de se changer eux même plutot que d’attendre le bonheur de l’extérieur.

Moi personnellement, je ne me sens pas prêt à mettre en pratique à 100% toutes les idées défendu dans le livre, en revanche les utilisés à certains degrés permet de se détacher légèrement de notre vision des choses et donc de mieux relativiser les choses. Ce qui est un pas assez important car de nos jours on agit souvent sous le coup d’une impulsion et on a tendance à regretter ensuite. Je le sais, j’ai une certaine habitude de ces choses là.

J’aurai néanmoins des critiques à faire sur ce bouquin, mais ces critiques ne sont que “temporelles” et nous allons voir pourquoi. En fait je crois que ce livre nous mets trop en face de notre responsabilité à tel point qu’il pourrait nous faire culpabiliser pour des choses que dont nous n’avons pas un pouvoir absolu dessus. Ainsi, lorsqu’un rôle nous est donné d’après cette morale, il nous faut jouer ce rôle de toute nos forces et ne pas en sortir. La contestation de l’ordre établit est donc interdite par ces principes moraux. Ainsi comment défendre notre conception de la société lorsque des puissants nous gouverne. D’après cette morale nous devrions tous leur laisser faire, même si ceux ci ne respectent pas le programme sur lesquels ils ont été élus dans nos démocratie. Voilà qui met du plomb dans l’aile de cette morale. Même si elle est libératrice, elle pourrait servir aux mains des puissants pour asservir encore plus le peuple.

Etonnament, la vision de cette morale par les critiques n’étaient pas les mêmes du vivant d’Epictète, en effet, ce coup ci c’était le pouvoir qui n’aimait pas cette morale, et pour cause les structures des sociétés n’étaient pas les mêmes et auraient empêché le développement économique de la nation. De nos jours tout marche autrement nous avons presque tous un patrons qui possède tout ce que nous produisons et dont nous dépendons pour notre subsistance (le salaire).

Dernière critique, si le bouquin s’adresse bien à l’individu pour sa propre libération, il n’est pas mentionné de la libération des autres individus. Là où je veux en venir c’est qu’à un moment il est fait mention pour vivre de prendre une maison etc. des trucs minimaux, mais parmi ces minimaux des esclaves (!). Ce qui va bien avec mon idée que cette morale peut aussi être utilisé pour légitimer l’exploitation. Il est aussi bizarre qu’un type qui veut se libérer de toutes les aliénations ai besoin d’un esclave pour effectuer ses taches ingrates, il est dépendant de cette esclave. Et si l’esclave se rebellait ?