Underheaven


Quelques outils pour s’autopsychanalyser
mai 4, 2008, 2:38
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J’ai des idées un peu tordues qui me traverse l’esprit par fois mais qui à première vue ne sont pas inintéressante.

J’ai toujours écris pour ma part, écris plein de truc, la plupart du temps raconter ma vie dans des cahiers et journaux intimes. Mais voilà j’ai toujours aimé, j’ai souvent essayé de tenter des choses au niveau de ces cahiers, de leur donner un sens, une essence, un style. Je dois dire que je m’en suis pas mal sortis (mais ça vous pourrez jamais le voir ^^ ). Mais dans tout ce que j’ai écris, je n’eu pas seulement que l’envie ou l’idée d’écrire jour après jour ce qu’il se passait dans ma vie (ça je l’ai même abandonné, je ne me concentre que sur certaine chose, d’ailleurs j’ai tellement rien écris sur mes habitudes ou mes actions que je vais me demander dans quelques années ce que je faisais de mon temps). J’ai aussi eu l’idée d’écrire des trucs dérivé de ma propre vie.

La première idée originale vient de l’année de ma 1ière au lycée. J’avais, j’ai et j’avais toujours eu cette fâcheuse tendance à imaginer plein de situation, dans ma tête je revivais parfois les situations passés telle que j’aurai voulu qu’elle se passe, parfois c’était une anticipation des situations futures avec ou sans moment précis prédéfinis. C’est un truc que j’avais déjà commencé à l’école primaire (et peut-être même avant, mais je ne peux pas l’affirmer) et qui occupe une assez grande partie de mon temps libre, vu que quand j’imagine ces situations, je les “vis” je ne fais rien d’autres. J’eus donc l’idée en 1ière de compiler toutes ces situations imaginés (du moment présent, pas refaire toute la rétrospective) dans un cahier en me disant que je pourrai apprendre quelque chose sur moi même, en tirer une règle ou que sais-je.

Finalement je n’alla pas loin avec ce cahier, je nota une dizaine ou une vingtaine de situation, pas plus. Je me rendis compte qu’avec mes activité cela prenais de la place : entre le classeur des rêves, le journal intime et ce cahier “des choses qui ne passeront pas” (puisque j’avais décidé de le nommer comme ça étant donné que tout ce que je voudrais qui arrive n’arrive jamais :D ). Néanmoins par cette méthode on peut mettre en relief certains traits de caractère. Il suffit par exemple de noter l’objectif de telle ou telle situation du genre “satisfaire l’ego” “aider un semblable” “se faire consoler” etc. Je suis sûr qu’on peut en tirer plein de chose.

Un exemple de situation, j’avais noté dans mon cahier qu’en rentrant chez moi un jour après les cours je croisais une fille de mon groupe d’EPS que je trouvais très jolie et je suis passé sans lui dire bonjour (on se connaissait pas vraiment). A la suite de ça dans mon cahier j’ai réécris la situation en ajoutant mon bonjour et sa réponse.

Seconde idée que je n’ai pas encore mis en place mais qui me semble bien et pas si couteuse en temps que ça (étant donné qu’on peut l’aménager comme on veut, pas comme l’idée précédente où il faudrait dans l’idéale noté toutes les situations qui nous passe par la tête au moment où elles émergent), ce serai d’écrire une lettre imaginaire à une personne assez proche (ami-e-s, famille, collègue etc) et d’axer la rédaction de cette lettre sur la relation à l’autre. Je veux dire que dans cette lettre vous parler de vous par rapport à l’autre ou de l’autre par rapport à vous. Vous pouvez par exemple dire qu’au départ vous étiez remplit de préjugé envers cette personne mais qu’en la connaissant mieux ceux ci sont tombés, que vous étiez amoureux de cette fille mais que vous ne lui aviez jamais avoué parce que… Vous pouvez aussi y mettre ce que vous imaginiez ce qu’il pouvait se passer entre vous (sur n’importe quel plan, au niveau de l’activité, de l’affectif etc.). Je pense que ça devrait permettre de faire un bilan d’une relation avec quelqu’un, peut-être de changer son rapport à elle, ou juste à soi-même.

Voilà donc, 2 méthodes pour 2 buts à peu près distinct, le premier étant surtout tourné vers soi-même, son petit nombril, et le second orienté vers les autres, vers l’extérieur (mais toujours par rapport à soi).



“Le sage apprend à désapprendre”
mai 3, 2008, 2:57
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2 garçons s\'embrassentVoilà une phrase issue du Tao-te king (chap LXIV) qui mérite qu’on s’y attarde et qu’on médite dessus. Pour ma part je crois avoir trouvé un superbe exemple “d’application” de ce précepte.

Il y a quelques jours, j’ai repris le yoga tibétain du rêve, bien décidé à pouvoir une fois pour toute avancé dans cette aventure. Cette fois ci j’y suis allé avec une manière plus douce, je ne commence pas toutes les pratiques en même temps, je ne pratique la calme mental Chiné d’abord que seul (comme c’est écris dans le livre). Ce qui permet de m’habituer et de prendre mes habitudes, c’est beaucoup plus facile énergiquement.

Le but du yoga du rêve est bien entendu d’abord la libération totale de l’être dans la claire lumière à la mort, mais l’un des objectifs relatifs du yoga du rêve est aussi de rendre l’esprit plus souple. Dans la souplesse, le livre entend en fait le fait de faire faire l’esprit des choses qu’il n’a pas l’habitude. Par exemple transformer le rêve lucide de diverse manière (taille d’un sac d’or par exemple, quantité de bouddha etc.) mais aussi se transformer soi-même dans les rêves lucides pour essayer d’autres comportements, ainsi que vivre des expériences inédites pour l’individu.

Voici un rêve lucide qui est intéressant, il y manque juste la réalisation de l’idée, nous verrons ensuite pourquoi cette idée est bonne :

J’étais dans un internat, probablement pour mes études, je me rappelle plus de la structure exacte. Et j’avais une espèce de big chambre que je partageais avec un autre garçon. La chambre était immense, mais il n’y avais rien dedans, à peine un placard, 2 lit, 1 table avec des chaises (ou des banc pour s’assoir, je sais plus). Tout était concentré tellement à un seul endroit qu’on aurait pu organiser une fête avec une piste de danse. Puis je sais pas trop ce qu’il se passe avec le garçon avec lequel je partage ma chambre, peut-être qu’il est homo, qu’il est attiré par moi etc. On se retrouve à parler assis sur la table l’un en face de l’autre (ou presque). Je sais plus trop si je lui dit que c’est pas possible entre nous (étant donné que je ne monte que des hypothèses, j’ignore la réalité de la situation qu’il y avait, mais à l’intérieur je l’ai senti comme ça). Puis j’éprouve de la compassion et de l’empathie (ndlr : impossible d’exprimer ce que j’ai exactement ressentis pour lui, il y avait une forme d’amour, mais ce n’était pas la même forme que les fois où je suis tombé amoureux, c’était comme quelque chose d’universelle, je me disais que je pouvais sentir cela pour n’importe qui) pour le garçon. Alors je pose ma tête sur son bras. A mon avis ça a du lui faire plaisir.
Puis je me relève, et le regarde dans les yeux, il se met alors à se rapprocher de moi pour m’embrasser, je fais de même. Et alors que je suis à 2 cm de sa bouche, je me barre, je crois parce que je me dis que c’est pas comme ça que je veux mon premier baisé, et pas avec quelqu’un que je connais à peine et que je n’aime pas vraiment.
Plus tard je reviens, c’est l’heure de dormir, et j’éprouve un regret de ne pas l’avoir fait, et cette fois ci je me dis que je lui fait la total, la relation sexuelle et tout. Mais le rêve se finit. (Par contre, je ne saurais vous dire si dans cette dernière séquence, j’étais lucide ou pas).

Pour tout vous expliquer, j’ai eu cette idée de coucher avec un garçon dans un rêve lucide la veille. Il s’agit bien de rendre l’esprit plus souple car je ne me reconnais pas comme homosexuel ou bisexuel et je ne me vois pas faire ça dans la réalité, je vais donc faire dans un rêve quelque chose que je n’aurai jamais fait en réalité, je vais donc bien modifier la structure de mon esprit. Mais pourquoi faire quelque chose qui a priori me déplairait ? Ben, on va dire que question sexualité, je crois que je n’ai pas les mêmes idées que vous.

L’orientation sexuel n’est pas pour moi quelque chose d’inné, on ne nait pas homo, hétéro ou bi, on le devient. C’est la société, notre environnement qui nous fait devenir ce que nous sommes. La transformation ne se fait qu’au niveau psychologique par des processus propre à chaque individus (néanmoins il y a ces choses doivent rentrer en grande partie de la même façon puisque la grande majorité de la population est hétéro, seul pour les homosexuels le processus doit être obscure car il ne suit pas les normes de la société, on ce qui concerne les bi, pour ma part ce sont des gens relativement libéré). Ces processus vont amener une “image” mental de ce que l’individu est, il va être fixé à un certain âge (mais il peut se défixer) et l’individu prendra ce comportement pour lui même. Ainsi l’orientation sexuel de l’individu devient un absolu dans sa propre conscience, pour 2 raisons : - à un certain âge les comportements se fixent et son difficilement changeable, de part ce fait il va croire cela comme intangible (puisqu’il n’a pas la conscience de pouvoir le modifier) et donc que c’est une donnée naturel de son être (donc que son orientation sexuelle est absolue, fait partie de sa nature, et dans notre société matérialiste, donc du biologique).

La fixation des processus psychologique créé des barrières d’identités, un individu va se reconnaitre comme et ne pourra rien y faire, il va être prisonnier d’une identité sociale. Il sera hétérosexuel parce que c’est la norme, l’homo aura un coté efféminé puisque c’est une sorte de “femme”. Ces catégories tendent à disparaitre de nos jours et c’est tend mieux, c’est un agrandissement du degré de liberté, et on peut y relier au titre de l’article “le sage apprend à désapprendre” puisque l’individu va sortir des catégories qui ont été fixé avant lui. L’hétéro peut donc s’efféminer un petit peu, et l’homo paraitre comme un garçon normal.

La question est ensuite de savoir quel est le lien avec le rêve lucide. C’est pas très compliqué. Si dans la réalité on ne peut pas tenter une autre manière d’être, même éphèmère, à cause de la pression sociale, de notre socialisation, de nos a priori sur la réalité, il faut alors trouver un endroit où l’on a pas ces problèmes. Et pourquoi pas en soit-même ? Dans le monde du rêve lucide qui n’appartient qu’à celui qui le rêve ? Un monde qui se rapproche de notre réalité mais sans que nos actes ai autant d’incidence que dans le monde réel ? Voilà pourquoi l’idée du rêve lucide est bonne, elle permet de sortir soit-même de ses propres catégories d’identité restreinte, et donc de tenter d’autres choses, d’autres manières d’être. Le rêve lucide néanmoins à de vrai effet sur la psychisme humain, c’est pour cela qu’il est d’une grande aide et qu’il peut permettre de se transformer totalement, de rendre l’esprit souple (très souple) comme dans le yoga du rêve.

Par cela même, le yoga du rêve rejoint la phrase taoïste qui sert de titre à l’article “le sage apprend à désapprendre”, par cette méthode là, l’individu arrive à sortir de ces a priori sur lui même, sur sa réalité, sur les a priori de la conscience sociale des individus. Et par cela même, dans le cas de la sexualité, il apprend à désapprendre ce qu’était sa propre sexualité, il se libère d’une vision absolutiste qui limite son être, il se libère de ce que la société ou des processus psychologique inconscient ont fait de lui.

Mais bon, avant de coucher avec un garçon, faudrait peut-être déjà que je couche avec une fille…



In the bus
avril 25, 2008, 7:53
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Un busLe bus, c’est parfois bien pour observer les gens et leur comportement. Dans le bus par exemple, quand je fais face au usager assis dans les sièges, la première pensée qui me vient à l’esprit c’est “des êtres qui souffrent”. Dans le bouddhisme il est dit que tous les êtres souffres. Dans le bus c’est la pensée qui me vient quand je vois les autres personnes, mais pourtant ce n’est pas la pensée qui me vient à l’esprit quand je regarde les gens dans leur voiture. Je sais pas, peut-être que ceux qui prennent les transports ont un moral plus bas. Faut dire aussi que ceux qui prennent les transports sont probablement ceux qui ont des revenus plus modestes et n’ont pas les moyens d’avoir un véhicule personnel. D’ailleurs cela se voit assez à la tête des gens dont une part importante est d’origine immigrée. Les immigrés ayant pour une grande partie moins de réussite socio-économiques que les autres

Dans le bus aussi, c’est le moment de voir les relations entre individus anonyme qui rentre en contact. Il est très rare que deux êtres qui ne se connaissent pas se mettent à parler. Une fois c’est arrivé, une fille originale et un peu bizarre avec une dame agée. Sinon la plupart du temps c’est anonyme-anonyme, si on peut se mettre tout seul, on se met tout seul, même si on est déjà installé à coté de quelqu’un. Sinon aussi il y a des ego-individualistes, rare, mais pas aussi rare que les gens qui rentrent en contact sans se connaitre. Les ego-individualistes se manifestent le plus souvent à la porte du bus, à un arrêt. Les personnes du bus cherchent à sortir du bus, et l’ego-individualiste va pousser à rentrer avant que les autres sortent. Ce qui créé une situation de conflit.

Sinon, on peut aussi observer dans le bus les tensions internes des personnes. Les gens vont parfois réagir violemment à des situations qui ne méritent pas de l’être. Ainsi dans un grand bus (ceux qui font le double de la taille normale) un jour une femme fait entrer son enfant par la seconde porte (dans ce bus là c’est autorisé, il y a 3 portes), mais elle fait tomber quelque chose devant le bus. Elle laisse l’enfant et ressort pour chercher ce qu’elle veut. La porte du bus se referme et le bus avance d’un ou deux mètre, il s’arrête devant les protestations sonores du petit et surtout des autres passagers. Le conducteur rouvre la porte et laisse la mère remonter. Alors un homme qui est à l’avant du bus commence à parler au conducteur, il le fait un peu sur le ton du discour. Le conducteur se défend, il ne l’avait pas vu. Mais l’homme continue, il parle de racisme (lui et la mère sont noirs), de la France de la honte, de Sarko… Je trouve sa réaction trop “sévère”, l’homme prend la porte qui se referme (et parfois dans les bus elles se referment automatiquement) sur la mère comme une attaque raciste. Où est l’intérêt du conducteur pour une telle attaque ? Il est évident que le conducteur n’avait pas fait attention, qu’il ne l’avait pas vu. La chose n’est pas pris telle qu’elle est par l’homme, mais telle que l’homme par l’ego, la totalité de ces expériences, la perçoit. Il voit le mal partout parce qu’il a vécu ce mal, il a vécu la discrimination. Il fait une généralisation d’une chose qui ne devrait pas l’être.

De même, la semaine dernière, dans un autre bus, celui ci s’arrêtait à un arrêt, faisait monter des personnes. Un homme qui voulait sortir demanda à ce qu’on ouvre la porte de derrière (puisqu’il faut sortir par cette porte). Le conducteur ne réagit pas, mais bien que le monde soit monté, le bus ne repart pas. L’homme reprend donc sa demande de manière un peu plus forte et sans mots de politesse. C’est alors qu’une femme handicapée moteur derrière lui commence à parler elle aussi d’une manière un peu forte “Il fait sortir la palette monsieur ! un peu de respect !” en effet la femme en fauteuil roulant était monté depuis le point de départ et avait certainement prévenu le conducteur qu’elle voulait descendre à cet arrêt, et la porte arrière ne peut s’ouvrir avant que la pallette qui lui permettra de descendre ne se mette en place.

Dans cette situation on remarquera la tension du monsieur qui cherche à sortir, il hausse le ton, il doit y avoir un mélange de peur et de colère. Il peut croire qu’il y a un mépris de ces libertés, mais aussi un mépris de lui même. Le rejet lui fait peur, le mépris le met en colère. Quant à la femme en fautueil roulant, le ton de sa voix elle aussi énervé, résulte d’une nom compréhension de la réalité vécu par l’homme. Elle s’énerve parce qu’elle croit que l’homme fait preuve d’irrespect envers le conducteur, ce qui n’est en fait pas le cas puisqu’il exprime en fait une tension interne lié à sa vision du monde, ou à la vision qu’il a de la vision des autres.

On le voit bien donc par ces exemples, les gens s’engueulent beaucoups pour rien. Et leurs engueulades résultent souvent d’une nom compréhension des états mentaux de l’autre et pour cause il est difficile de bien mettre derrière un ton de voix des sentiments et des expériences parce que les gens sont sous pressions, stressés, ils n’ont pas le temps d’interpréter ce qu’il y a derrière.



Sociologie lycéenne
avril 21, 2008, 4:18
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C’est un truc qui m’avait étonné et bien fait rire en terminale (j’ai mis tout de même les 3 années du lycées avant de m’en rendre compte ^^) on peut dessiner un profil sociologique des lycéens selon dans quel filière ils se trouvent. Bon, les profils que je vais faire sont un peu superficiels mais ils sont adapté à ce que l’on observe (enfin, de ce que j’ai observé, n’ayant pas eu beaucoup de relation sociale durant mes années lycées je ne m’arrêterai qu’à ce que j’ai observé et à quelques théories).

Comme je l’ai dit, j’avais remarqué cela dès l’année dernière, mais le fait d’en écrire un article me vient en fait de ma soeur. Elle a fait un voyage à Berlin la semaine dernière et y a rencontré des tecktoniks. C’est le mot tecktonik qui m’a fait plancher dessus, et ça m’amuse. Ma soeur a mis “tecktonik” et seulement ce mot là pour la description. Cela englobe plusieurs problématiques et/ou non-problématiques: son âge, sa fonction, ses études, son lieu de vie… Le fait que ses points là ne sont pas abordé par ma soeur vient probablement du fait qu’un tecktonik est un être à part entière qui englobe de telles caractéristiques rien que dans le nom (donc un tecktonik est forcément jeune). C’est le même genre de description que je veux faire pour les lycéens des différentes filières.

Au lycée, je me souviens avoir vu en 1ière je crois, un schéma de répartition des effectif des filières de bac généraux par sexe. Ainsi dans la filière L il y a une prédominance de fille, en ES les deux sexes sont a peu près équilibré, et en S le déséquilibre est en faveur des garçons. Mais moi, dans mes observations empiriques (que je ne demande pas à prendre pour vérité absolue) j’ai remarqué d’autres traits commun aux lycéens de telle ou telle filière.

Commençons par la filière que je connais le mieux: la filière économique et sociale. C’est certainement parce que j’ai baigné dans l’économique et sociale, dans cette filière que j’ai mis du temps à me rendre compte qu’il y avait des différences entre lycéens. Oui, parce que la filière ES c’est comme qui dirait la filière de “la mode”. j’ai remarqué que la plupart des filles et des garçons sont à la mode de tout ce qu’on peut voir à la télé en matière vestimentaire, musicale, cinéphile etc. Ils ont à peu près tous les mêmes références. Ils écoutent donc les artistes en vogues sur MTV ou M6 Music, il regarde les grosse production hollywoodienne au cinéma, et ils s’habillent au dernière tendance.

Mais il faut bien penser que cela n’est pas anodins. Dans les filières ES, on apprend comme vous le savez, les fondements de l’économie, la manière dont marche l’économie, la politique et la structuration sociale de la société. Les gens qui se lancent dans cette filière savent le plus souvent très bien pourquoi il l’a font (et donc pourquoi ils étudient tel ou tel chose) et ils avalent donc les connaissances. Cela me fait dire que c’est souvent en ES qu’on va retrouver les gourous de l’économie et de la politique, je pense, je crois que la plupart d’entre eux vont agir dans le système et faire avancer le système (mais pas le détourner, hélas). En fait ils deviendront une part du système et des meneurs de la réalité socio-culturel et socio-économique, de la même manière qu’ils étaient menés au lycée et au collège par de telles puissances obscures.

Ce n’est pas mon cas, je me suis lancé en ES sans savoir précisément ce que je voulais faire plus tard, si j’y allé avant tout pour découvrir le monde, le cours de SES m’était utile. Je n’avais pas pour vocation d’y participer comme le ferait (feront) certains de mes anciens camarades (pas tous hein, je vous rassure, ceux qui m’était les plus proches en tout cas n’avaient pas cet optique là, d’autres oui, notamment un qui avait déjà la coupe à crête avant que la tecktonik ne deviennent célèbre et qui défendaient avec acharnement Sarkozy). Mon but était de comprendre le monde, de pouvoir le décortiquer et à devenir autonome dans mon propre jugement. J’ignore de quel bord politique était mon prof de SES en seconde, mais ma prof de 1ière était clairement bien à gauche (elle a certainement voté non au TCE en 2005) et celui de terminale devait être au centre ou à droite. J’ai pu donc voir moi même la différence entre un cours mené par une personne de gauche et un cours mené par une personne probablement à droite (d’ailleurs cette même prof de 1ière nous avait prévenu que selon les idées politiques, philosophiques ou autres d’un prof celui ci ne menait pas son cours en toute objectivité).

Passons ensuite à la filière S. Si j’y avais été, je crois que là aussi je n’aurai pas tout de suite fut ces différences entre lycéens, étant donné qu’au niveau vestimentaire et culturelle ils sont un peu comme moi. Ils s’habillent de manière classique, même si on peut en trouver certain, notamment des filles qui ne sont pas trop dans ce genre là et qui laisse un peu plus libre cours à leur imagination. Ils ont des conversations sérieuses (plus que les ES qui comme je le disais vont surtout être influencer par les médias). Mais je crois qu’ils sont aussi nombreux à lire des Mangas (j’avais observé des S en lisant parfois entre 2h de cours, mais d’après ma petite soeur ils sont nombreux dans sa classe scientifique à s’y intéresser aussi). En S le plus souvent ce sont des têtes de classes (ils étaient des maitre aux collèges), et ce faisant par les inégalité de réussite entre lycéens issue de classe sociale différent se sont aussi des personnes issus de classes sociales aisés. (Ca me fait d’ailleurs pensée que dans une ville de mon département, ville un peu bourgeoise, dans un lycée à prédominance de classe S - forte prédominance - il n’y actuellement pas encore eu de mouvement de grève contre le projet de Xavier Darcos sur la suppression de poste des professeurs dans le secondaire).

Pour les L, là encore il suffit d’un bref coup d’œil pour repérer le genre, enfin le genre de certains. C’est là où l’on retrouve le plus les originaux (je les appelles comme ça), c’est à dire des individus ayant des styles rares, pas très conforme au norme majoritaire. Il y a ainsi les gothiques, des “clowns” aussi et autre style marginale que je ne connais pas bien. Je crois que pour la plupart ce sont des gens qui ne savent pas exactement quoi faire de leur vie. Il faut dire que cela correspond de beaucoup à la filière littéraire, à part pour la culture générale on voit mal à quoi elle sert. A contrario de l’ES ou de l’S qui ont un aboutissant dans des professions concrètes. Comme le disait ma cousine néanmoins, avant on y trouvait des têtes de classes, des gens habiles dans la langue, cultivés, lisant beaucoup. Aujourd’hui ces caractéristique ont disparue. Les lycéens de L sont en partie des marginaux, mais se sont aussi des rebelles, ils sont plutôt contre la société, ses conceptions, ses bases, ses piliers, à contrario des ES et S. Ils ne vont pas en S probablement parce qu’ils n’ont pas eu les notes suffisantes au collège pour y accéder (puisqu’ils sont contre la compétitivité), et refuse l’ES qui doit être perçu comme une machine à formatage (tu manges la conception de la société, de sorte que tu es obligé de l’accepter et que tu ne puisses la remettre en question).

En STG, ceux là se rapproche beaucoup des jeunes des milieux populaires, ils en sont d’ailleurs pour la grande majorité probablement issus. Ils sont habillé de manière Hip-hop, écoute la musique qui va avec et regarde aussi les blockbusters américains. Les études ne sont pour la plupart pas trop leur truc, ce qui tombe bien puisque le bac STG mènent en grande partie à passer après un BTS en 2 ans et à intégrer la vie professionnelle.

Pour tout ce qui est ensuite BEP et Bac pro, c’est un peu la même chose que pour ceux mis en STG, sauf que ceux ci ont eu moins de chance et moins de réussite scolaire au collège.

Voilà, c’était mon portrait socio-culturel des lycéens en fonction de leur filière. Comme dit plus haut, ne le prenez pas comme quelque chose d’absolue ou d’intangible, il y a de la vérité, mais il y a aussi un peu de caricatures :)



Suis-je maudit ?
avril 18, 2008, 3:04
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AutoportraitCertains jours je me le demande. Mais attention, pas sur n’importe qu’elle sujet. La malédiction qui me suis ne me met pas directement en danger, elle est plus une gêne ou un truc qu’on remarque qu’autre chose.

Tout commence ce matin par le cours d’anthropologie culturelle à la fac. On est dans un petit amphi dans lequel on est jamais venu, et malheureusement la prof ne peut utiliser de micro. Ce qui est embêtant pour elle étant donné qu’on est une promotion qui parle beaucoup durant les CM. Alors elle demande le silence et dit qu’elle fera son cours normalement et tant pis pour ceux qui écoute pas ou qui peuvent pas entendre (et pour ceux qui veulent entendre, faut se mettre tout devant). Le cours commence, mais très rapidement cela devient insupportable pour la prof, il y a encore plus de bruit que d’habitude alors elle se lève et se met à crier très fort pour que nous la bouclions (elle nous confira par la suite que c’était la première fois qu’elle se comportait en “maitresse” - elle sous entend que nous sommes aussi agité que des gamins de primaire). Et oui, parce que de toute sa vie c’est la première fois qu’elle avait des étudiants aussi peu à l’écoute et parlant autant en classe.

Mais ce genre de réflexion, ça n’est pas la première fois que je l’entends de la part de mes instituteurs/institutrices et des profs. A la primaire déjà, chaque année, les institutrices et instituteurs nous disait à un moment ou à un autre qu’on était la pire classe qu’il avait eu dans sa carrière. Cela s’est poursuivis au collège ou ma classe de 6ième, puis 5ième étaient considéré comme les pires classes de cette année là du collège. Je ne sais plus si c’était le cas pour la 4ième, je ne crois pas, et pour la 3ième peut-être que oui. Ce genre de réflexion à même continuer au lycée, surtout en seconde, de façon moindre en 1ière et terminale. Et maintenant rebelotte à la fac.

Alors je me pose des questions moi: pourquoi c’est toujours mon groupe, ma classe, ma promotion qui est la pire de toute, voir “de tous les temps” ? En cherchant de manière logique on pourrait se poser la question si ce n’est pas en rapport avec l’astrologie chinoise, je suis né en 1988, l’année du dragon. Les dragons on peut-être des caractéristiques d’indisciplinés. Mais non, puisque j’ai doublé ma 3ième je me retrouve avec ceux né l’année suivant en 1989. Année du… je sais pas. Donc si cela est lié à moi, on pourrait penser au karma, je traine un drôle de mauvais karma avec moi qui va influencer fortement les êtres tout autour de moi, notamment en classe (mon karma étant sans doute lié à ce genre de condition). Mais je me demande bien ce que j’ai pu faire dans cette vie çi, ou dans ma vie précédente. Dans cette vie, je suis un étudiant/élève très calme, et à l’écoute du cours, parlant rarement avec mes voisins (bon j’avoue, depuis l’arrivé à la fac je parle avec mes voisins, mais peu comparé aux autres étudiant-e-s, par contre avant aux lycée, collège et primaire, je ne parlais JAMAIS). Pour prendre une explication plus rationnel, n’est-ce pas la technologie ou la structure de la société qui nous rend comme ça ? Qui sait, peut-être qu’une mauvaise émission ou série TV arrivé à l’âge où notre compréhension de la vie est en plein développement nous a très fortement influencer.

On pourrait même aller chercher les explications encore plus loin. Parce qu’apparemment quand je vois les générations qui m’ont suivis au collège par exemple, c’est beaucoup moins jolie que ce ne l’était quand j’y étais (bien que l’on était considéré comme les pires), aujourd’hui, là-bas, les portes qui claques quand un élève est viré semble devenu une habitude. A mon époque ce n’était pas le cas, ça choquait même mes camarades. Quelque chose de vaste nous influence donc, mais quoi ? On peut peut-être chercher dans les ondes qui traverse l’atmosphère. En ce moment on parle souvent des ondes Wifi, qui peuvent carrément empêcher des salariés de ce concentrer correctement au bureau. Dans certaines entreprises le wifi à même été enlevé à la suite de plainte (pas juridique les plaintes hein) de maux de tête du personnel. Le wifi est assez nouveau, il faut chercher d’autres technologie pour expliquer une quelconque modification dans le cerveau. Pourquoi pas dans toutes celles qui nous sont cachés à nous citoyens ? Les ondes hertziennes existaient bien avant notre naissance, donc on a pas à chercher par là. En revanche, on ignore l’état d’avancement des recherches technologiques militaires. Notamment tout ce qui est au niveau de satellite espion. Les militaires utilises des ondes à très hautes fréquentes pour communiquer, qui dit que ces ondes à très hautes fréquence n’ont pas un impact sur notre métabolisme, donc sur notre cerveau. Cela pourrait empêcher certains comportements qui demanderaient plus d’effort (concentration), ou cela a pu altérer notre développement psychique ou cognitif dans notre enfance (qui continuerait maintenant de génération en génération) nous donnant ainsi de “mauvaises réponses” au niveau de comportement (abandon plus facile, manque de persistance, distraction facile…).

Le mystère reste entier.