Voilà une phrase issue du Tao-te king (chap LXIV) qui mérite qu’on s’y attarde et qu’on médite dessus. Pour ma part je crois avoir trouvé un superbe exemple “d’application” de ce précepte.
Il y a quelques jours, j’ai repris le yoga tibétain du rêve, bien décidé à pouvoir une fois pour toute avancé dans cette aventure. Cette fois ci j’y suis allé avec une manière plus douce, je ne commence pas toutes les pratiques en même temps, je ne pratique la calme mental Chiné d’abord que seul (comme c’est écris dans le livre). Ce qui permet de m’habituer et de prendre mes habitudes, c’est beaucoup plus facile énergiquement.
Le but du yoga du rêve est bien entendu d’abord la libération totale de l’être dans la claire lumière à la mort, mais l’un des objectifs relatifs du yoga du rêve est aussi de rendre l’esprit plus souple. Dans la souplesse, le livre entend en fait le fait de faire faire l’esprit des choses qu’il n’a pas l’habitude. Par exemple transformer le rêve lucide de diverse manière (taille d’un sac d’or par exemple, quantité de bouddha etc.) mais aussi se transformer soi-même dans les rêves lucides pour essayer d’autres comportements, ainsi que vivre des expériences inédites pour l’individu.
Voici un rêve lucide qui est intéressant, il y manque juste la réalisation de l’idée, nous verrons ensuite pourquoi cette idée est bonne :
J’étais dans un internat, probablement pour mes études, je me rappelle plus de la structure exacte. Et j’avais une espèce de big chambre que je partageais avec un autre garçon. La chambre était immense, mais il n’y avais rien dedans, à peine un placard, 2 lit, 1 table avec des chaises (ou des banc pour s’assoir, je sais plus). Tout était concentré tellement à un seul endroit qu’on aurait pu organiser une fête avec une piste de danse. Puis je sais pas trop ce qu’il se passe avec le garçon avec lequel je partage ma chambre, peut-être qu’il est homo, qu’il est attiré par moi etc. On se retrouve à parler assis sur la table l’un en face de l’autre (ou presque). Je sais plus trop si je lui dit que c’est pas possible entre nous (étant donné que je ne monte que des hypothèses, j’ignore la réalité de la situation qu’il y avait, mais à l’intérieur je l’ai senti comme ça). Puis j’éprouve de la compassion et de l’empathie (ndlr : impossible d’exprimer ce que j’ai exactement ressentis pour lui, il y avait une forme d’amour, mais ce n’était pas la même forme que les fois où je suis tombé amoureux, c’était comme quelque chose d’universelle, je me disais que je pouvais sentir cela pour n’importe qui) pour le garçon. Alors je pose ma tête sur son bras. A mon avis ça a du lui faire plaisir.
Puis je me relève, et le regarde dans les yeux, il se met alors à se rapprocher de moi pour m’embrasser, je fais de même. Et alors que je suis à 2 cm de sa bouche, je me barre, je crois parce que je me dis que c’est pas comme ça que je veux mon premier baisé, et pas avec quelqu’un que je connais à peine et que je n’aime pas vraiment.
Plus tard je reviens, c’est l’heure de dormir, et j’éprouve un regret de ne pas l’avoir fait, et cette fois ci je me dis que je lui fait la total, la relation sexuelle et tout. Mais le rêve se finit. (Par contre, je ne saurais vous dire si dans cette dernière séquence, j’étais lucide ou pas).
Pour tout vous expliquer, j’ai eu cette idée de coucher avec un garçon dans un rêve lucide la veille. Il s’agit bien de rendre l’esprit plus souple car je ne me reconnais pas comme homosexuel ou bisexuel et je ne me vois pas faire ça dans la réalité, je vais donc faire dans un rêve quelque chose que je n’aurai jamais fait en réalité, je vais donc bien modifier la structure de mon esprit. Mais pourquoi faire quelque chose qui a priori me déplairait ? Ben, on va dire que question sexualité, je crois que je n’ai pas les mêmes idées que vous.
L’orientation sexuel n’est pas pour moi quelque chose d’inné, on ne nait pas homo, hétéro ou bi, on le devient. C’est la société, notre environnement qui nous fait devenir ce que nous sommes. La transformation ne se fait qu’au niveau psychologique par des processus propre à chaque individus (néanmoins il y a ces choses doivent rentrer en grande partie de la même façon puisque la grande majorité de la population est hétéro, seul pour les homosexuels le processus doit être obscure car il ne suit pas les normes de la société, on ce qui concerne les bi, pour ma part ce sont des gens relativement libéré). Ces processus vont amener une “image” mental de ce que l’individu est, il va être fixé à un certain âge (mais il peut se défixer) et l’individu prendra ce comportement pour lui même. Ainsi l’orientation sexuel de l’individu devient un absolu dans sa propre conscience, pour 2 raisons : - à un certain âge les comportements se fixent et son difficilement changeable, de part ce fait il va croire cela comme intangible (puisqu’il n’a pas la conscience de pouvoir le modifier) et donc que c’est une donnée naturel de son être (donc que son orientation sexuelle est absolue, fait partie de sa nature, et dans notre société matérialiste, donc du biologique).
La fixation des processus psychologique créé des barrières d’identités, un individu va se reconnaitre comme et ne pourra rien y faire, il va être prisonnier d’une identité sociale. Il sera hétérosexuel parce que c’est la norme, l’homo aura un coté efféminé puisque c’est une sorte de “femme”. Ces catégories tendent à disparaitre de nos jours et c’est tend mieux, c’est un agrandissement du degré de liberté, et on peut y relier au titre de l’article “le sage apprend à désapprendre” puisque l’individu va sortir des catégories qui ont été fixé avant lui. L’hétéro peut donc s’efféminer un petit peu, et l’homo paraitre comme un garçon normal.
La question est ensuite de savoir quel est le lien avec le rêve lucide. C’est pas très compliqué. Si dans la réalité on ne peut pas tenter une autre manière d’être, même éphèmère, à cause de la pression sociale, de notre socialisation, de nos a priori sur la réalité, il faut alors trouver un endroit où l’on a pas ces problèmes. Et pourquoi pas en soit-même ? Dans le monde du rêve lucide qui n’appartient qu’à celui qui le rêve ? Un monde qui se rapproche de notre réalité mais sans que nos actes ai autant d’incidence que dans le monde réel ? Voilà pourquoi l’idée du rêve lucide est bonne, elle permet de sortir soit-même de ses propres catégories d’identité restreinte, et donc de tenter d’autres choses, d’autres manières d’être. Le rêve lucide néanmoins à de vrai effet sur la psychisme humain, c’est pour cela qu’il est d’une grande aide et qu’il peut permettre de se transformer totalement, de rendre l’esprit souple (très souple) comme dans le yoga du rêve.
Par cela même, le yoga du rêve rejoint la phrase taoïste qui sert de titre à l’article “le sage apprend à désapprendre”, par cette méthode là, l’individu arrive à sortir de ces a priori sur lui même, sur sa réalité, sur les a priori de la conscience sociale des individus. Et par cela même, dans le cas de la sexualité, il apprend à désapprendre ce qu’était sa propre sexualité, il se libère d’une vision absolutiste qui limite son être, il se libère de ce que la société ou des processus psychologique inconscient ont fait de lui.
Mais bon, avant de coucher avec un garçon, faudrait peut-être déjà que je couche avec une fille…



