
Sénèque dans ces 2 écris (De la constance du sage et De la tranquilité de l’âme) explique à son ami Sérénus les grandes idées et les réflexions sur le stoïcisme, Sénèque est lui même stoïciens. Dans le premier écris, l’auteur répond d’abord à des interrogations que son ami se pose sur le stoïcisme car celui ci hésite à adopter cette philosophie. De la constance du sage répond donc principalement à l’interrogation de la vue du sage par les autres individus à savoir surtout quand il est attaqué. C’est l’occasion pour ceux qui n’ont lu (comme moi) que le Manuel d’Epictète d’élargir leur compréhension et les arguments de la morale stoïcienne. On rencontre néanmoins de ce texte des choses intéressantes sur la situation de l’époque, des choses qui ne m’ont pas trop étonné mais qui étaient instructives.
Il y avait d’abord la considération de la jeunesse, j’ai l’impression que c’est de toutes les époques, la jeunesse ici est vue comme une masse qui manque de morale, c’est un problème apparemment récurrent
pourtant le monde n’a jamais cessé de tourner et notre passé qui est le futur de Sénèque a néanmoins souvent été perçu comme glorieux (“c’était mieux avant”).
Seconde chose, la considération de la femme, et là les préjugés de l’époque vont très loin, la femme n’est ni plus, ni moins vu qu’un animal, un bête animal.
Dans De la tranquilité de l’âme, Sénèque répond aux problèmes et aux peurs que Sérénus éprouve dans sa marche vers la sagesse stoïcienne. Et là ça devient encore plus intéressant que la première partie car Sénèque va aborder plein de détail de la vie d’un stoïcien, le rapport à l’argent, l’amitié, les besoins matériels etc. Là on rentre vraiment profondément dans la pensée stoïcienne.
Le stoïcisme néanmoins n’est qu’une philosophie individuel, elle ne donne pas des commandement que l’homme doit prendre vis à vis de la société, simplement des commandements pour lui même. Car le stoïcisme est de toutes les époques, il peut s’incruster dans toutes les sociétés, mais on remarque bien dans ce livre tous les points culturels du romain qui ne sont pas effacé (comme vu plus haut, mais il y a aussi les esclaves, la politique etc). Il ne s’agit pas de réorganiser le monde, mais simplement un autre homme par rapport au reste de la société.
Voilà un petit bouquin qui se lit en 1h et qui est la base principale de la morale de certains individus qui vénèrent se bouquin. J’eu envie moi même de découvrir ce bouquin à la morale libératrice.
Ce bouquin est au premier abord simple, composé de court paragraphe et sans mots compliqué, un enfant pourrait le lire assez facilement. La morale d’Epictète est une morale stoïcienne, il nous faut accepter ce qui arrive puisque nous ne pouvons pas changer ces choses. On nous explique qu’il ne faut nous attacher à rien, ne pas être passionné, éviter de sortir notre ego à tout bout de champs. C’est ainsi que viendra le bonheur. C’est très bien tout ça et je ne remets pas en cause ces principes libérateurs. Ils sont difficilement applicable dans notre société dominé par la concurrence le bonheur matériel et l’ego. Mais il peut être utile pour des personnes ayant une forte volonté de se changer eux même plutot que d’attendre le bonheur de l’extérieur.
Moi personnellement, je ne me sens pas prêt à mettre en pratique à 100% toutes les idées défendu dans le livre, en revanche les utilisés à certains degrés permet de se détacher légèrement de notre vision des choses et donc de mieux relativiser les choses. Ce qui est un pas assez important car de nos jours on agit souvent sous le coup d’une impulsion et on a tendance à regretter ensuite. Je le sais, j’ai une certaine habitude de ces choses là.
J’aurai néanmoins des critiques à faire sur ce bouquin, mais ces critiques ne sont que “temporelles” et nous allons voir pourquoi. En fait je crois que ce livre nous mets trop en face de notre responsabilité à tel point qu’il pourrait nous faire culpabiliser pour des choses que dont nous n’avons pas un pouvoir absolu dessus. Ainsi, lorsqu’un rôle nous est donné d’après cette morale, il nous faut jouer ce rôle de toute nos forces et ne pas en sortir. La contestation de l’ordre établit est donc interdite par ces principes moraux. Ainsi comment défendre notre conception de la société lorsque des puissants nous gouverne. D’après cette morale nous devrions tous leur laisser faire, même si ceux ci ne respectent pas le programme sur lesquels ils ont été élus dans nos démocratie. Voilà qui met du plomb dans l’aile de cette morale. Même si elle est libératrice, elle pourrait servir aux mains des puissants pour asservir encore plus le peuple.
Etonnament, la vision de cette morale par les critiques n’étaient pas les mêmes du vivant d’Epictète, en effet, ce coup ci c’était le pouvoir qui n’aimait pas cette morale, et pour cause les structures des sociétés n’étaient pas les mêmes et auraient empêché le développement économique de la nation. De nos jours tout marche autrement nous avons presque tous un patrons qui possède tout ce que nous produisons et dont nous dépendons pour notre subsistance (le salaire).
Dernière critique, si le bouquin s’adresse bien à l’individu pour sa propre libération, il n’est pas mentionné de la libération des autres individus. Là où je veux en venir c’est qu’à un moment il est fait mention pour vivre de prendre une maison etc. des trucs minimaux, mais parmi ces minimaux des esclaves (!). Ce qui va bien avec mon idée que cette morale peut aussi être utilisé pour légitimer l’exploitation. Il est aussi bizarre qu’un type qui veut se libérer de toutes les aliénations ai besoin d’un esclave pour effectuer ses taches ingrates, il est dépendant de cette esclave. Et si l’esclave se rebellait ?