Underheaven


Tel parti fait le jeu de tel parti.
septembre 12, 2008, 9:37
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C’est bien connu, les partis politiques sont tous lié aux uns aux autres et même quand ils se disent opposés ils donnent un coup de main quand même à un autre pour son programme ou pour gouverner.

Ainsi le Front National a fait le jeu de la droite en popularisant des idées classé tabou depuis quelques décennis, en arrivant à son paroxisme en avril 2002, elle montra à la date que les idées réactionnaire d’extrême droite était de nouveaux utilisables pour le grand nombre, ce qui permis la récupération de la droite et de se maintenir au pouvoir malgrés un quinquenna très mal vue par les français.

La gauche social-démocrate (enfin, social-libéral) fait le jeu de la droite en se disant simplement contre les projets de la droite dans une assemblée nationale dans laquelle les minorités non-UMP n’ont strictement aucun moyen de rendre leur vote significatif. La gauche attends tranquillement 2012 pour canaliser le désir de changement français mais ne fait aucun effort actuellement pour contrer la droite. Limite, elle laisserait même faire, pour avoir à canaliser encore plus de colère.

Et enfin Olivier Besancenot et la LCR font le jeu de la droite en organisant des manifestations et des grèves qui destabilisent le capital et les capitalistes qui sont derrière Sarko… non… c’est absurde !

Il y a des gens qui réfléchissent pas…



Le Sarko de la critique, la critique du Sarko
mai 14, 2008, 4:55
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Il était intéressant la semaine dernière d’écouter les infos, notamment d’une grande réunion que Sarkozy avait organisé avec tout ces ministres et député-e-s UMP. La presse raporta via la parole de certains députés eux même que Sarko a critiqué beaucoup les médias qui feraient “le jeu de l’opposition”. Evidemment !

Notre Sarko national a tendance peut-être à chercher les problèmes là où il n’y en a pas vraiment. Je veux dire, voilà que lors de la grande interview le Sarko nous expliqua que si les réformes étaient mal passé auprès de la pouplation, c’était parce “qu’on avait pas bien expliqué”. Incroyable, les politiques se sont enfin rendu compte qu’ils prenaient les gens pour des cons. Ben oui, on fait voter une loi, puis deux, puis trois… mais on ne dit pas à quoi ça sert. D’ailleurs à quoi ça servirait d’expliquer ? Les gens s’en foutent. Ils ne sont tout au plus que quelques dizaines de milliers à manifester quand ils ne sont pas d’accord, et encore savent-ils vraiment ce qu’il y a dans le projet de loi ? ils ont juste “peur”. Et puis qu’est-ce que quelques dizaines de milliers de personnes sur 65 millions de personnes. Ce n’est pas vraiment la majorité de la population.

Sarko a donc critiqué les médias qui seraient du coté de l’opposition. Etonnant non ? Ben oui, les médias amènent la critique des projets de lois, ils relayent les mouvements protestataires. Sarko a peut-être oublié que les médias n’inventaient pas les critiques de toute pièce. Ben oui, ils interviewent des connaisseurs, des politiques d’oppositions (puisqu’ils ont droit à leur temps de parole dans notre démocratie), et parfois même de simple citoyen caractérisé par l’impact que pourrait avoir telle ou telle loi sur eux. Mais Sarko ne critiqueraient-ils pas en fait ces gens que les médias vont venir sur leur plateaux ou leur colonne ? Certainement que leur critique sont virulente, et puissante dans leurs arguments. En tout cas plus argumenté que les réformes de Sarko et des ministres, puisque rappelons le depuis un an “on n’explique rien aux français”.

Quant au fait que ce soit une méprise de certains chiraquiens ou villepiniste, qu’ils n’auraient pas bien compris les paroles de Sarko lors de cette réunion. J’ai entendu un responsable UMP qui défendait ce qu’aurai “vraiment” dit Sarko lors de cette réunion. Il y a un fossé énorme et troublant entre les deux (puisqu’en plus il a repris les termes et quasiments les phrases de Sarko)… Alors qui croire ? J’aurai tendance à croire les chiraquiens et villepiniste du groupe choqués. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils n’ont aucune raisons, à la base, de critiquer Sarko. Rappelons qu’une grande partie du temps les députés UMP sont un groupe très soudés qui votent selon les orientations du parti et rarement avec leur propre conscience (avec leur Raison, tient, le revoilà celui là ! celui qui manque tant au débat politique), cela tient plus à l’idéologie que du débat rationnel donc. D’une manière plus vulgaire on peut aussi appeler ça des moutons. Si donc ils sont rentrés en dissidence assez éphèmère sur des points du discours de Sarko, c’est qu’ils doivent avoir de bonnes raisons.

Tiens on pourrait renverser la question : pourquoi ne pas croire celui qui défend Sarko ? Tout simplement parce qu’à l’UMP il y a des membres qui considèrent Sarko quasiment comme une divinité et qui sont près à le défendre même en ne restant pas honnête sur toute la vérité. J’ai quelqu’un honnête bien évidemment. Je pense à Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP, député aussi qui a participé à plusieurs débat sur France Info aux environs de 19h45-50. Celui là, un soir, à la veille d’une grande annonce de Sarko sur une mesure qui selon le PS devait faire de grosse économie (7 milliards d’après ce parti) et était pas mal critiqué par la gauche, débattait avec justement un député du PS. Et quand le député du PS arguait qu’on allait faire de mauvaise économie sur des choses qu’on doit pas toucher (désolé j’ai oublié quoi), Frédéric Lefebvre disait des choses genre “mais vos chiffres sont faux, on ne fera même pas 7 milliards d’économie” “ça ne fera même pas 3 milliards d’économie). Je fus éffaré le lendemain, d’entendre Sarko, dans son discours annoncé de sa propre bouche “ca fera 7 milliards d’économie à l’Etat”.



Série de question au gouvernement
avril 27, 2008, 4:30
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Assemblée NationaleLa semaine dernière, pour passer le temps - puisque je m’ennuyais - je mis la TV sur LCP (La Chaine Parlementaire), c’était l’heure d’un direct à l’Assemblée Nationale pour la séance de question au gouvernement. Le principe : les députés pose des questions aux différents ministres soit sur la situation générale du pays, soit sur des problèmes particulier. Pour les problèmes particulier, j’appris ainsi ce jour là que le RER B de Paris était découpé en 2 zones d’exploitations, l’une par la RATP et l’autre par la SNCF, et que cela donnait des problèmes techniques, notamment une perte du temps à cause du changement de conducteur.

Passons ce point mineur. Passons au plus intéressant. J’ai écouté attentivement les questions et les réponses des différents protagonistes. Et que découvre-t-on ? … ben que le débat est aussi plat à l’Assemblée Nationale que dans les débats politique “populaire” organisé à la télévision, ou simplement les déclarations qui passe au journal de 20h.

Prenons l’exemple d’un député de gauche qui mettait l’accent sur le mouvement lycéen actuel, sur la suppression des postes dans l’éducation nationale, sur la bétise qui était faite. Voilà par la suite le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, se lever et répondre… en opposant que des termes à d’autres termes. Je n’ai pas souvenir précis de quel mot il opposait à quel mot, mais ça donnait un truc genre “vous dites précarité, moi je dis modernité”. Ce qui est lamentable, plutot que de jouer sur la langue, le ministre aurait pu réaffirmer la logique, les arguments, mettre des chiffres.

Est venu aussi, ce moment où une députée UMP parlait à une ministre femme, je sais plus laquelle, MAM peut-être, mais j’ai oublié en fait. Celle ci pointait du doigt les (très) nombreuses niches fiscales dont les plus riches disposaient pour éviter de payer leurs impots et de participer à la vie fiscale collective (pour permettre à l’Etat d’être équilibré). Elle affirme alors, pour tout ces camarades députée et militant UMP, que ceux ci sont attachés à l’égalité des français devant la fiscalité. A ce moment là, chose rare dans l’hémicycle, comme ce fut souligné par le débat TV suivant, la gauche applaudit la députée de droite (mais la droite elle était resté assise, bien tranquille). La ministre se lève alors et se tourne vers la partie gauche de l’hémicycle (plutot que vers la personne qui lui a posé la question) et dénonce cette gauche qui a été au pouvoir pendant 5 ans et qui n’a pas attaqué le problème de ces niches. Ceci étant elle ne dit rien sur le fait qu’aujourd’hui ça fait presque 6 ans de suite que la droite est au pouvoir. Puis elle se retire sans même dire “on va s’occuper du problème”. Ca fait tellement caricaturale…

Bien sûr, il pourrait y avoir d’autres cas que je pourrais vous exposer, mais je n’en ai pas connaissance, je crois n’avoir vu que la fin de la séance de question au gouvernement, ça n’a pas durée longtemps. Mais je suis assez consterné devant le “travaille” des ministres qui répondent apparemment en évitant les questions de fond, et s’occupe plus de faire une belle rhétorique qu’autre chose.



Le Sarko se fait beau (pour le web)
mars 22, 2008, 3:22
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Le Sarko guignolEn ce moment, il y a un truc qui secoue la blogosphère un tantinet sérieuse (parce que les albums photo skyblogs…), c’est la nomination d’un petit jeune pour rechercher les dits sur Sarko sur internet. Certains blogueurs un peu célèbre dans le milieu (mais pas moi, moi je suis pas célèbre… ou pas encore :D ) s’inquiètent déjà d’une possible limitation de leur activité critique ou d’une mauvaise influence, ou encore d’un insecte qui vient un peu squatté le canapé sans permission.

Moi ce qui m’amuse quand même c’est que le Sarko cherche ce qu’on dit de lui sur le net ^^ , à dire les choses comme ça on a l’impression d’un véritable égomaniaque, ce qui est vraissemblabe, je me souviens d’une petite brochure que j’avais reçu pour les présidentielles de 2007 ou Nicolas Sarkozy s’exprimaient sur plusieurs pages en commençant toujours ses parties par “Je veux être…”, véritable aveux implicite. Mais l’Elysée se veut plus “rassurant”, puisqu’il s’agit en fait d’une prise en compte du web afin de pouvoir créé des synthès sur la position du chef de l’Etat dans les médias. Ces synthèses existent déjà pour la radio, la TV et les journaux papier… Je me demande alors si c’est vraiment le rôle d’un homme politique qui est sensé prendre des déçisions pour le pays, poser les problèmes, les résoudres intelligemment, “éclairer le peuple” (mais bon, ça je crois qu’ils cherchent plutôt à éteindre la lumière), que de se préoccuper de son image propagée par les médias. Ce qui accrédite la thèse de la “politik-académie”.

Ces choses sont détestables, les hommes politiques cherchent autant à bien se faire voir qu’à contribuer à l’intérêt générale (intérêt générale occulté par des dispositions idéologiques). Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose, mais tout dépend de l’action de certains individus : elle est une mauvaise chose car elle amène la crétinerie dans les débats politique, ce n’est pas nouveau, c’est de pire en pire, et à cette tendance les candidats vont finir par avoir un grand show pour leur campagne, ou l’important sera plus le spectacle et les lumières que le discour qui est pourtant celui qui devrait “éclairer” le peuple, en lui expliquant les choses et pas en cherchant à faire de la poésie (”travailler plus pour gagner plus”) ; la bonne chose serait pour les révolutionnairezsqui pourraient utiliser cette faiblesse intellectuels des débats politique, pour utiliser et expliquer leur propre projet de manière à faire appel à la Raison (ne parle-t-on pas de conscience révolutionnaire de classe ? Avoir conscience de quelque chose c’est d’abord le savoir, et savoir c’est connaitre, pouvoir expliquer, soit l’utilisation de la Raison). Pour les anarchistes comme pour certains communistes le vrai débat politique est masqué par les politiques mais aussi par les institutions qui les soutiennent. C’est pour ça qu’il faut refaire la démocratie, détruire l’actuel qui montre bien qu’elle ne l’est pas réellement puisqu’elle est sujet à la manipulation des masses. Il faut une démocratie ou chacun pourra décider en direct et participer lui même au débat, à ce moment là il utilisera sa Raison et le peuple s’éclairera de lui même par les expériences, les idées et les arguments de chacun. Cette démocratie existe, elle est pratiqué dans les AG de travailleurs ou d’étudiant, elle s’appelle “Démocratie directe” ou encore “Démocratie autogestionnaire”.



Le mystère du sondage dichotomique
février 28, 2008, 1:50
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Sarkozy et FillonCe qu’il y a de plus bizarre aujourd’hui c’est les sondages. Ces derniers temps on en a beaucoup. Après l’état de grâce à la suite de l’élection de Sarkozy au poste de président de la République, les journaliste nous font constater régulièrement par différents instituts de sondage la chute spectaculaire que celui ci fait. Mais plus bizarre encore on nous donne les “avis favorable”, c’est à dire qu’on nous demande si on est d’accord ou pas avec sa politique. Et quand on dit “sa politique” étonnamment on fait une dichotomie entre le premier ministre et le président de la république.

C’est quelque chose que je trouve d’idiot. Les reines du pouvoir, c’est Sarko qui les tiens, et Chirac a fait de même entre 2002 et 2007 (mais en beaucoup moins cinglant). Le président de la république impulse la république, lance les grands chantiers, le premier ministre à son équipe de ministre, de secrétaire d’Etat etc. pour y répondre et pour rester conforme aux engagements du présidents de la République pris durant la campagne présidentielle antérieur.

Pourquoi donc donner un avis favorable à un homme alors qu’il ne suit que les directives de son boss qui a, lui, des avis beaucoup moins favorable ? Voilà un grand mystère dont les médias devraient nous révéler les raisons. Si un parti possède les deux tiers du pouvoir (exécutif et législatif), pourquoi ne pas poser qu’une seule question aux français ? “Êtes vous favorable aux politiques des gouvernants (à savoir président qui impule la politique, ministres qui prépare les projets en détails, Assemblée Nationale qui vote ces projets) ?”

Je vais par contre peut-être un peu loin en associant l’Assemblée National à la politique du gouvernement, puisque l’Assemblée National possède aussi une “opposition” qui ne vote pas certaines lois du gouvernement en place. De même que des députés du parti majoritaire peuvent élever la voix contre le projet d’un ministre.

Donc oui, je pense qu’on devrait finalement ne pas englobé l’Assemblé National dans ce sondage (celui là, mais on pourrait en créé un autre, ça existe très certainement d’ailleurs comme les sondages d’opinions sur l’opposition). Ce qui nous amène à faire une dichotomie pouvoir législatif/ pouvoir exécutif légitime.

En revanche au sein du pouvoir exécutif on compte bien les ministres, le premier ministre et le président de la République. Donc pourquoi faire une dichotomie dans ce pouvoir lorsque celui ci est en totale cohérence (c’est à dire qu’ils sont tous d’accord) ? La dichotomie président de la République / premier ministre est utile, certe, mais seulement dans certaine condition. Et en France, on les connait bien ces conditions là, puisqu’il s’agit de la “cohabitation” ou quand un président de la République est obligé de prendre un premier ministre de l’opposition. Deux programmes différents entre les deux hommes, le sondages prend alors une utilité. “Les français préfèrent-ils les propositions du premier ministre ou du président de la République ?”, comme la mandature est limité dans le temps (seul point qui donne une dimension relativement démocratique en occident) on voit évoluer l’opinion des français qui peuvent finalement en venir à mieux trancher leur choix dans les idées de l’un et de l’autre.

A l’heure d’aujourd’hui, ce sondage perd toute son essence. Pire encore, il me fait dire que finalement tout est une question de personnalité des gouvernants. Pourquoi Sarkozy est-il haï ? Pas par sa politique apparemment, Fillon l’applique et il se porte assez bien. Sarkozy a donc des avis non favorable à cause de sa personnalité. On n’aime pas comment il agit, la peopolisation que tout le monde dénonce, mais que tous les médias continuent de propager.

Ce qui m’amène à parler de la personnification de la politique. Finalement on juge Sarkozy sur son parler, son hyperactivité, son ego démésuré, sa vie privé. Certes, les 3 premiers points sont importants dans la politique, mais elles sont un peu futile puisque les personnes ayant un vrai impact, ceux par qui tout passe et qui exécute, qui paufinne, se sont les ministres (en grande partie, l’Assemblée National n’ayant que très peu l’occasion de prendre l’initiative de par la forme de la Ve République).

Dans le même temps, il y a 2 semaines je crois, j’entendais à la radio le témoignage d’un électeur de Sarkozy qui regrettait son choix, il expliquait qu’il était déçu que Sarko ne remette pas tout le monde au travail, que le pouvoir d’achat n’augmentait pas. En entendant le monsieur, je me suis dit finalement que celui ci s’était fait avoir par un discour d’intention du candidat. Tous les candidats veulent lutter conte le chômage, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, contre l’insécurité. Mais tous on leur manière différente et ces manières sont très peu expliqués et c’est ce qui est dommage dans la politique. Le plus souvent on explique le projet vulgairement avec un beau slogan “travailler plus pour gagner plus”, mais quand on présente le projet concret on se rend compte que ce n’est pas ce qu’on pouvait attendre. Et ça Olivier Besancenot l’avait bien dit “dès qu’on rentrera dans le détail du programme de Nicolas Sarkozy, là les résistances apparaitront”, c’est finalement ce qu’il s’est passé cette automne et c’est ce qui va continuer.