C’est un truc qui m’avait étonné et bien fait rire en terminale (j’ai mis tout de même les 3 années du lycées avant de m’en rendre compte ^^) on peut dessiner un profil sociologique des lycéens selon dans quel filière ils se trouvent. Bon, les profils que je vais faire sont un peu superficiels mais ils sont adapté à ce que l’on observe (enfin, de ce que j’ai observé, n’ayant pas eu beaucoup de relation sociale durant mes années lycées je ne m’arrêterai qu’à ce que j’ai observé et à quelques théories).
Comme je l’ai dit, j’avais remarqué cela dès l’année dernière, mais le fait d’en écrire un article me vient en fait de ma soeur. Elle a fait un voyage à Berlin la semaine dernière et y a rencontré des tecktoniks. C’est le mot tecktonik qui m’a fait plancher dessus, et ça m’amuse. Ma soeur a mis “tecktonik” et seulement ce mot là pour la description. Cela englobe plusieurs problématiques et/ou non-problématiques: son âge, sa fonction, ses études, son lieu de vie… Le fait que ses points là ne sont pas abordé par ma soeur vient probablement du fait qu’un tecktonik est un être à part entière qui englobe de telles caractéristiques rien que dans le nom (donc un tecktonik est forcément jeune). C’est le même genre de description que je veux faire pour les lycéens des différentes filières.
Au lycée, je me souviens avoir vu en 1ière je crois, un schéma de répartition des effectif des filières de bac généraux par sexe. Ainsi dans la filière L il y a une prédominance de fille, en ES les deux sexes sont a peu près équilibré, et en S le déséquilibre est en faveur des garçons. Mais moi, dans mes observations empiriques (que je ne demande pas à prendre pour vérité absolue) j’ai remarqué d’autres traits commun aux lycéens de telle ou telle filière.
Commençons par la filière que je connais le mieux: la filière économique et sociale. C’est certainement parce que j’ai baigné dans l’économique et sociale, dans cette filière que j’ai mis du temps à me rendre compte qu’il y avait des différences entre lycéens. Oui, parce que la filière ES c’est comme qui dirait la filière de “la mode”. j’ai remarqué que la plupart des filles et des garçons sont à la mode de tout ce qu’on peut voir à la télé en matière vestimentaire, musicale, cinéphile etc. Ils ont à peu près tous les mêmes références. Ils écoutent donc les artistes en vogues sur MTV ou M6 Music, il regarde les grosse production hollywoodienne au cinéma, et ils s’habillent au dernière tendance.
Mais il faut bien penser que cela n’est pas anodins. Dans les filières ES, on apprend comme vous le savez, les fondements de l’économie, la manière dont marche l’économie, la politique et la structuration sociale de la société. Les gens qui se lancent dans cette filière savent le plus souvent très bien pourquoi il l’a font (et donc pourquoi ils étudient tel ou tel chose) et ils avalent donc les connaissances. Cela me fait dire que c’est souvent en ES qu’on va retrouver les gourous de l’économie et de la politique, je pense, je crois que la plupart d’entre eux vont agir dans le système et faire avancer le système (mais pas le détourner, hélas). En fait ils deviendront une part du système et des meneurs de la réalité socio-culturel et socio-économique, de la même manière qu’ils étaient menés au lycée et au collège par de telles puissances obscures.
Ce n’est pas mon cas, je me suis lancé en ES sans savoir précisément ce que je voulais faire plus tard, si j’y allé avant tout pour découvrir le monde, le cours de SES m’était utile. Je n’avais pas pour vocation d’y participer comme le ferait (feront) certains de mes anciens camarades (pas tous hein, je vous rassure, ceux qui m’était les plus proches en tout cas n’avaient pas cet optique là, d’autres oui, notamment un qui avait déjà la coupe à crête avant que la tecktonik ne deviennent célèbre et qui défendaient avec acharnement Sarkozy). Mon but était de comprendre le monde, de pouvoir le décortiquer et à devenir autonome dans mon propre jugement. J’ignore de quel bord politique était mon prof de SES en seconde, mais ma prof de 1ière était clairement bien à gauche (elle a certainement voté non au TCE en 2005) et celui de terminale devait être au centre ou à droite. J’ai pu donc voir moi même la différence entre un cours mené par une personne de gauche et un cours mené par une personne probablement à droite (d’ailleurs cette même prof de 1ière nous avait prévenu que selon les idées politiques, philosophiques ou autres d’un prof celui ci ne menait pas son cours en toute objectivité).
Passons ensuite à la filière S. Si j’y avais été, je crois que là aussi je n’aurai pas tout de suite fut ces différences entre lycéens, étant donné qu’au niveau vestimentaire et culturelle ils sont un peu comme moi. Ils s’habillent de manière classique, même si on peut en trouver certain, notamment des filles qui ne sont pas trop dans ce genre là et qui laisse un peu plus libre cours à leur imagination. Ils ont des conversations sérieuses (plus que les ES qui comme je le disais vont surtout être influencer par les médias). Mais je crois qu’ils sont aussi nombreux à lire des Mangas (j’avais observé des S en lisant parfois entre 2h de cours, mais d’après ma petite soeur ils sont nombreux dans sa classe scientifique à s’y intéresser aussi). En S le plus souvent ce sont des têtes de classes (ils étaient des maitre aux collèges), et ce faisant par les inégalité de réussite entre lycéens issue de classe sociale différent se sont aussi des personnes issus de classes sociales aisés. (Ca me fait d’ailleurs pensée que dans une ville de mon département, ville un peu bourgeoise, dans un lycée à prédominance de classe S - forte prédominance - il n’y actuellement pas encore eu de mouvement de grève contre le projet de Xavier Darcos sur la suppression de poste des professeurs dans le secondaire).
Pour les L, là encore il suffit d’un bref coup d’œil pour repérer le genre, enfin le genre de certains. C’est là où l’on retrouve le plus les originaux (je les appelles comme ça), c’est à dire des individus ayant des styles rares, pas très conforme au norme majoritaire. Il y a ainsi les gothiques, des “clowns” aussi et autre style marginale que je ne connais pas bien. Je crois que pour la plupart ce sont des gens qui ne savent pas exactement quoi faire de leur vie. Il faut dire que cela correspond de beaucoup à la filière littéraire, à part pour la culture générale on voit mal à quoi elle sert. A contrario de l’ES ou de l’S qui ont un aboutissant dans des professions concrètes. Comme le disait ma cousine néanmoins, avant on y trouvait des têtes de classes, des gens habiles dans la langue, cultivés, lisant beaucoup. Aujourd’hui ces caractéristique ont disparue. Les lycéens de L sont en partie des marginaux, mais se sont aussi des rebelles, ils sont plutôt contre la société, ses conceptions, ses bases, ses piliers, à contrario des ES et S. Ils ne vont pas en S probablement parce qu’ils n’ont pas eu les notes suffisantes au collège pour y accéder (puisqu’ils sont contre la compétitivité), et refuse l’ES qui doit être perçu comme une machine à formatage (tu manges la conception de la société, de sorte que tu es obligé de l’accepter et que tu ne puisses la remettre en question).
En STG, ceux là se rapproche beaucoup des jeunes des milieux populaires, ils en sont d’ailleurs pour la grande majorité probablement issus. Ils sont habillé de manière Hip-hop, écoute la musique qui va avec et regarde aussi les blockbusters américains. Les études ne sont pour la plupart pas trop leur truc, ce qui tombe bien puisque le bac STG mènent en grande partie à passer après un BTS en 2 ans et à intégrer la vie professionnelle.
Pour tout ce qui est ensuite BEP et Bac pro, c’est un peu la même chose que pour ceux mis en STG, sauf que ceux ci ont eu moins de chance et moins de réussite scolaire au collège.
Voilà, c’était mon portrait socio-culturel des lycéens en fonction de leur filière. Comme dit plus haut, ne le prenez pas comme quelque chose d’absolue ou d’intangible, il y a de la vérité, mais il y a aussi un peu de caricatures ![]()